Chez moi, elle peut survenir à n’importe quel moment. Je me mets à sur-ventiler. Je ne peux plus rien faire d’autres. C’est un gouffre. Un abîme. Le sentiment d’être en chute libre. La seule manière pour me calmer est de m’allonger en respirant profondément et en pratiquant des exercices de sophrologie ou de méditation. Tout est dit ou presque. Car il y a toujours une raisons cachées.
Une cause qui se tapit aux tréfonds du subconscient. Un accident de voiture d’une rare violence à l’âge de 12 ans d’abord. Un traumatisme qui continue à me hanter. Ma séparation avec mon ex-épouse ensuite. Une séparation qui continue à me miner. Comment en effet avoir été jusqu’à se séparer d’une femme en situation de handicap à qui j’avais pourtant juré amour et fidélité ? Je continue de culpabiliser. Pourtant, je ne pouvais pas faire autrement. J’étais en face d’une femme aussi dur que son handicap, qui pouvait parfois devenir violente. Je devais sortir de cette impasse amoureuse.
J’ai donc décidé de rompre. Mais rompre pourquoi ? Pour quel autre projet de vie ? La question est toujours en suspend. Je fais parti du club de vélo de ma commune. Je me suis rattaché à ça. Un club convivial où je me suis fait des amis. Côté professionnel, je me retrouvais dans une impasse. J’ai dépassé la cinquantaine. Difficile dans ces conditions de me faire embaucher ailleurs sur un poste où les jeunes sont mieux considérés.